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18 juin : la provocation a tourné court

18 juin : la provocation a tourné court

Hier, des militants communistes ont, comme l’année dernière, tenté de perturber la cérémonie du 18 juin. Bien que la provocation ait été organisée depuis longtemps, elle a tourné court.

Pourtant, informée de cela et soucieuse de garder aux cérémonies patriotiques leur caractère digne et solennel, la municipalité de Bollène avait pris soin de rappeler, par voie de presse et par courrier à Georges Sabatier, chef de file des anciens combattants communistes, que

1/ c’était elle et elle seule qui était en charge du protocole ;

2/ nul n’est obligé de se joindre aux cérémonies de la ville de Bollène

3/ chacun peut organiser une cérémonie d’hommage à la résistance, les monuments aux morts et stèles de la ville étant libres d’accès.

Les provocateurs communistes savaient que le chant des partisans n’était pas programmé pour le 18 juin. Pourquoi sont-ils donc venus troubler l’évènement ? Pourquoi n’ont-ils pas organisé leur propre cérémonie, avec le protocole qu’ils veulent et les chants qu’ils souhaitent ?

Tout simplement, parce que ces individus n’avaient qu’un seul but : provoquer et discréditer la municipalité de Bollène.

Excédé par ces provocations scandaleuses François Morand a rappelé à tous la position officielle du parti communiste, au mois de juin 1940.

En effet, on ne peut que s’étonner de voir, des militants communistes être ainsi attachés à l’anniversaire de l’appel du Général De Gaulle. Et cela, pour une raison principale : la position du parti communiste à la date de juin 1940 devrait les inciter à beaucoup plus de modestie et de pudeur. Les faits sont têtus et les historiens nombreux à l’avoir démontré, documents et archives à l’appui.

Ainsi, au mois de juin 1940, le parti communiste, aux ordres de Moscou, était en faveur de la collaboration avec le IIIème Reich, comme le demandait le pacte germano-soviétique.

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Ce n’est qu’un an plus tard, quand l’URSS a été attaquée que le parti communiste est entré dans la résistance. Il est certes vrai que certains militants ont décidé de résister. Il n’en demeure pas moins que la position

officielle du parti était claire : collaboration avec l’Allemagne.

La demande de reparution de l’Humanité, (interdite par un gouvernement de gauche issu des élections de 1936), auprès des autorités allemandes n’est qu’un exemple.

Autre exemple, cet encouragement de L’Humanité, du 4 juillet 1940 : « il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir avec les soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistro du coin. Bravo camarades, continuez même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants ».

A Bollène, les militants communistes font volontairement l’impasse sur cette histoire sombre de leur parti. Mais, les faits sont les faits et les cris de Serge Fiori et de son ami Anthony Zilio n’y changeront rien.

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